ACTUALITÉS D'ICI ET D'AILLEURS

SERVICE SOCIALE DE PARIS EN OCTOBRE 2013. UN MÉLANGE ENTRE KAFKA ET SAINT EXUPERY

INTERVIEW À PROPOS DES PRATIQUES DE "AREVA" AU NIGER EN MAI 2011

LES TOUAREGS DÉFENDUS PAR MON AMI THÉODORE MONOD EN MARS 1992

 

 

URANIUM AU NIGER À ARLIT ET MAFIA DE LA FRANCE AFRIQUE ...

 

RÉCIT DE MICHEL BONY

 

           Un avant goût d'un documentaire en prépation et destiné au plus grand nombre !

          J’étais à Arlit au Niger, une petite ville tranquillement oubliée du reste du monde.

Idéale pour se purifier l'âme et les bronches à coup de particules d'uranium. J’ai été arrêté à Arlit au nord du Niger avec mon frère Malien, Alassane, avec lequel depuis Ouagadougou je voyageais. Nous avons été en garde à vue sous 50 degrés de chaleur sans pouvoir boire, manger, se laver et dormir. Nous avons ensuite été expulsés de cette ville, manumilitari, sur ordre officiel du préfet de cette même ville et sur ordres officieux de la société AREVA présente depuis 47 ans sur cette partie du Niger. Nous avons donc quitté cette ville, sous escorte militaire, pour être livrés à la police d'Agadez. Le gouverneur d'Agadez avait déjà également prononcé notre expulsion de cette ville et ce n'est que grâce à l'humanité du commissaire d'Agadez et surtout à celle d'un inspecteur du commissariat d'Agadez, conjuguée à ma ténacité pugnace, que nous avons obtenu de pouvoir nous reposer une nuit avant de repartir le lendemain matin dans les mêmes conditions, à savoir ; comme deux truands que l'on reconduit hors des frontières sous escorte d'hommes armés prêts à tirer au moindre faux pas. C'est dans ces conditions que nous sommes arrivés à Niamey. Les autorités Françaises via le consul de France en place à l'ambassade de France présente dans cette ville qui, depuis Arlit, se tenait informé de mon sort et de celui de mon compagnon. Non pas pour autre chose que pour faire aboutir les « ordres » donnés depuis Paris. A Niamey, ce consul m'a prié de me présenter à l'ambassade. Je m'y suis rendu. Je suis un homme bien élevé (c'est de l'humour). Qu’ai-je entendu dans ce lieu entouré de barbelés tels les contours de Guantanamo ? La propagande Sarkozienne que j'avais déjà entendu à Arlit à travers les hommes engagés par AREVA pour assurer la sécurité du site minier, à savoir :

« Al-Qaïda du Maghreb est présent dans la région et, qui plus est, depuis la mort de son « leader » ces terroristes rendent la région extrêmement dangereuse ». Certes, les concernant, il y a potentiellement des risques pour les ressortissants Français qui s'aventurent dans cette zone, mais également des risques car AREVA est unEtat dans l'Etat Nigérien et que cette société d’exploitation d’uranium ne souhaite surtout pas que des personnes viennent à la rencontre de la population d’Arlit. Pourquoi ?

La réponse tient en, ne serait-ce, qu’un rapport de la CRIIRARD. Selon ce rapport, consultable et téléchargeable sur le site de la CRIIRAD : www.criirard.org, la population de la ville d'Arlit au Niger, constituée de 140 000 personnes est exposée à un danger de mort, ainsi que l'environnement écologique de cette zone. Note CRIIRAD 8-02 du 30 janvier 2008 Nous nous sommes cachés dans Niamey sans savoir si nous pourrions quitter cette ville en vie.

Eh oui, on ne plaisante pas avec le « leader mondial » du nucléaire comme aiment le clamer, haut et fort, les dirigeants d’AREVA. En effet, les barbouzes d’AREVA à Arlit rodaient, ici à Niamey, nous les avions vu non loin de là où nous logions.

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
Droits d’auteur Tous les droits des auteurs des œuvres protégées reproduites et représentées sur ce site sont réservés. Sauf autorisation écrite, toute utilisation des œuvres autre que la reproduction et la consultation individuelles et privées sont interdites. © MICHEL BONY ©